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Connaître Valdoie


Situation géographique


Proche des frontières suisse et allemande, Valdoie, située au nord de la Franche-Comté, avec 5302 habitants (recensement 2008), est la 3ème ville du Territoire de Belfort.

Au centre d’un couloir bien connu, la « Trouée de Belfort », Valdoie se trouve à 4°25 de longitude Est et à 47°33 de latitude Nord.

La superficie de la Commune est de 436 ha et elle est située à 374 mètres d’altitude.

Entourée de deux massifs boisés, la forêt du Salbert à l’ouest et la forêt de l’Arsot à l’est, la Ville est également traversée par deux rivières, la Savoureuse et la Rosemontoise.

 

 

 

 

 

Notre Commune est jumelée avec Blumberg en Allemagne, et avec Vipalogo au Burkina Faso.

Valdoie est le chef-lieu du canton de Valdoie qui comporte les communes suivantes :

  • Denney
  • Eloie
  • Evette-Salbert
  • Offemont
  • Roppe
  • Sermamagny
  • Valdoie
  • Vétrigne.

Histoire


À vrai dire, Valdoie est un pays sans histoire. Sans histoire ancienne, entendons-nous.
Son origine n’est pas connue mais il y a tout lieu de penser qu’elle fut très modeste et que son existence en tant que bourg relève d’un passé récent.
Cependant, certains étymologistes croient pouvoir faire remonter la naissance de son nom à l’époque gallo-romaine. Il aurait désigné un passage à gué aménagé sur la rivière torrentielle que constituait la Savoureuse. Cette rivière, malgré son joli nom, ne s’est pas beaucoup assagie et ses caprices restent inquiétants. Elle n’avait pas autrefois d’appellation propre et on la désignait sous le nom de l’oye, nom commun venant du celtique appliqué à beaucoup de cours d’eau (voyez Eloye, Oye entre Bermont et Châtenois, etc…).
Or, la voie romaine venant de Brace (Belfort) et allant à la gorge du Rosemont franchissait le cours d’eau, probablement vers le grand pont actuel. Ce gué, cette route, étaient une « via » en langue latine mais ce mot s’est transformé dans la langue populaire romane en « vée » ou « vai » (et même « vie » : ex. la rouge-vie) d’où l’appellation Val-d’Oye : le chemin dans la rivière.
On le prononce encore ainsi dans le patois du pays.
Une francisation séculaire a donné le nom plus élégant de Valdoye, puis Valdoie depuis le début du XXe siècle.

 

Quoiqu’il en soit, on ne trouve que peu de traces de ce nom au Moyen Âge : quelques citations dans les énumérations de territoires mutés tantôt au comté de Montbéliard, tantôt à celui de Ferrette ou à la maison d’Autriche. Par contre, il est cité à plusieurs reprises au XVIIe siècle, au cours de la guerre de Trente ans, notamment lors de la révolte des paysans du Rosemont qui s’y battirent courageusement contre les Suédois installés à Belfort.
Puis quelques années plus tard par le séjour qu’y fit le maréchal de Turenne dans sa campagne contre les Impériaux. Turenne venant des Vosges se reposa dans la nuit du 27 décembre 1674 dans une maison de Valdoie, en bordure de la route de Giromagny. Il en repartit pour combattre les Austro-Allemands, qui assiégeaient Belfort, fit reculer ses ennemis jusqu’en Alsace, et leur infligea une cuisante défaite à Turckheim en janvier 1675.
La maison de Turenne n’existe plus : elle a été remplacée au début du siècle par une jolie villa qui porte le n° 21 de la rue dite « de Turenne » (hommage bien mérité).

 

À la Révolution, Valdoie n’était encore qu’un petit village de 250 habitants. Lors du relevé cadastral de 1827, il comprenait une soixantaine de maisons avec une église et un cimetière.
Il y avait en outre, trois moulin dont deux « sous bois » à l’emplacement des usines actuelles Socolest, Samica et un troisième au Centre (actuellement C.E.R.). On y comptait déjà un peu d’industrie, une filature et un tissage « sous bois » également, un tissage et une teinturerie à l’emplacement actuel du collège et un tissage à main, route d’Eloie. Ces petites industries actionnées à l’eau expliquent la présence des trois barrages édifiés dans le lit de la rivière.

 

 

Il faut attendre les années postérieures à 1870 pour voir de plus grands établissements industriels s’implanter dans le pays. Ce furent tout d’abord la fabrique de constructions mécaniques Chaudel-Page et les tréfileries et laminage Charpentier-Page qui occupèrent l’emplacement des deux anciens moulins « sous bois ».
Puis vinrent s’installer des industries essaimant l’Alsace, après l’annexion : les filatures de laine Schwartz (1882) au centre du village, actuellement désaffectées ; le tissage Schwob, rue du Canal ; la teinturerie Koechlin (1893), route d’Eloie ; le tissage Raphaël Dreyfus (1895), rue Carnot, jouxtant Belfort ; la filature et tissage de laine Dollfus & Noack (1899), rue d’Alsace ; la fabrique de volets métalliques Haensler, route d’Eloie ; la fabrique de rubans de soie (1913), rue Jean Jaurès.
À cette époque, d’importantes industries émigrées d’Alsace se sont installées également à Belfort : la Société Alsacienne de Constructions mécaniques (devenue Alsthom) et les usines DMC entre autres.
La région connut ainsi un développement considérable et Valdoie lui-même s’agrandit rapidement. Sa population était de 732 habitants en 1876, 2000 en 1896 et 3000 en 1945.

Quant à la forêt communale de l’Arsot, elle n’est entrée dans le patrimoine domanial de Valdoie qu’en 1844. Toute la forêt de l’Arsot et du Rudolphe appartenait sous l’Ancien Régime à la duchesse de Richelieu, puis très probablement à Mazarin car il reste aux archives communales quelques relevés de compte de fermage du cardinal.
Au début du XIXe siècle,  elle se trouve être la propriété de M. Liénart de Genève ; ses descendants en détiennent encore une grande partie. Ce propriétaire devait réserver sur ses coupes, un certain affouage aux habitants de Valdoie et d’Eloie. Pour se libérer de cette servitude, il abandonna une partie de sa forêt à ces deux communes ; Valdoie reçut pour sa part les deux cantons forestiers de la Landrière et du Cerisier, de part et d’autre des étangs Lagace.
Cette petite forêt de 91 hectares était divisée en 25 sections affouagères et 6 sections plus petites, comme quart en réserve.

Pour permettre, au début du XXe siècle, l’édification d’ouvrages militaires, la commune fut expropriée à deux reprises, en 1906 de 40 ares et en 1913 de 41 hectares, ceci pour la somme de 650 000 francs or. Celle-ci a été payée entièrement en titres de rente perpétuelle à 3%.
La commune encaissait régulièrement le produit de ces rentes ; elle en retirait ainsi chaque année environ 20 000 anciens francs. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne fut pas une bonne affaire.

Malgré ses extensions importantes, consécutives à trois guerres, Valdoie est resté une commune de banlieue dont les activités commerciales ou autres n’ont pas pris un essor comparable à celui de la grande ville voisine.

C’est un sort commun à toutes les agglomérations industrielles fortement concentrées, mais on peut observer que si l’activité des Valdoyens s’est modelée sur les variations de la conjoncture, nos compatriotes n’ont rien perdu de leur dynamisme.
Dans les années 70, ils participaient pleinement au développement de la région Belfort-Montbéliard. À Valdoie même, grâce à d’heureuses reconversions, l’industrie locale restait prospère.

 

On comptait parmi ces établissements florissants l’usine Dollfus & Noack et la bonneterie Lama, pour le textile ; l’usine Socolest pour la construction des machines à bois, des ateliers mécaniques spécialisés ; chromage-polissage Zwereff, décolletage J. Bessot ; l’importante fabrique de peintures Gauthier ; une autre industrie unique en France, la préparation des isolements au mica réalisée par les Etablissements Samica appartenant à UDD-FIM de Delle.
Il y avait encore de nombreuses entreprises artisanales prospères, dans le bâtiment, la mécanique, l’imprimerie, etc… Des établissements commerciaux importants animaient également la vie valdoyenne, tels que les magasins Comafranc, fournisseurs universels du bâtiment ; les magasins de la Belfortaine d’Installations Electriques ; ceux de la Coopérative de gros des Epiciers réunis ; la Société Automobile Valdoyenne, spécialisée dans les voitures de la marque Fiat ; les produits laitiers Danone ; de nombreux détaillants aux procédés modernes, des établissements de crédit, etc…

 

 

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